Que l’Eglise soit toujours unie
10/03/2010 (1:37)
Une sorte d’ « utopisme anarchique », comme celui qui s’inspire , au Moyen Age, de Joachim de Flore, s’insinua dans le Concile Vatican II, mais « les sages timoniers de la barque de Pierre ont su défendre, avec les nouveautés du Concile, l’unicité et la continuité de l’Eglise, faite aussi de pécheurs mais toujours lieu de grâce » , a déclaré Benoît XVI à l’audience générale, en revenant sur la personnalité de saint Bonaventure de Bagnoreggio. Face à cette tentation, a expliqué le Pape, saint Bonaventure nous enseigne « l’ensemble du discernement nécessaire, voire sévère, du réalisme sobre et de l’ouverture aux nouveaux charismes donnés par le Christ, dans l’Esprit Saint, à son Eglise ». Pour le théologien franciscain du XIIIème siècle, donc, « Dieu est Un pour toute l’histoire » et Jésus-Christ est sa dernière parole ». Les œuvres du Christ ne vont pas en arrière, mais progressent », a expliqué Benoît XVI, en citant saint Bonaventure, car « l’annonce du Christ constitue une nouveauté et un renouvellement à chaque époque de l’histoire » . L’audience de ce mercredi, divisée en deux parties, était une audience particulière. Le Pape, juste avant, a en effet rencontré en la Basilique saint-Pierre les fidèles du pèlerinage de la Fondation don Carlo Gnocchi, venus à Rome pour souligner leur reconnaissance, après la béatification le 25 octobre dernier, à Milan, de leur fondateur. Il fut « un apôtre des temps modernes et un génie de la charité chrétienne », a souligné Benoît XVI en les saluant. « Relevant les défis de son temps, a-t-il ajouté, il se consacra avec beaucoup de soins aux petits mutilés, victimes de la guerre, reconnaissant sous leurs traits les traits du visage de Dieu ».
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